En une dizaine d'années, un coup de pied a bouleversé le striking en MMA : le calf kick, ou coup de pied au mollet. Moins spectaculaire qu'un high kick, il est pourtant l'un des outils les plus rentables de la cage. Décryptage.
Une cible : le nerf péronier
Contrairement au low kick classique qui vise la cuisse, le calf kick frappe la partie externe du mollet, juste sous le genou, là où passe le nerf péronier commun. Ce nerf court près de la surface de la peau, avec très peu de muscle ou d'os pour le protéger. Chaque impact perturbe les signaux nerveux et provoque une douleur vive, parfois un « pied tombant » (drop foot) qui empêche d'appuyer correctement sur la jambe.
Pourquoi il est si efficace
Le calf kick demande moins d'armement qu'un coup à la cuisse, présente moins de risque d'être attrapé et agit plus vite sur la mobilité. L'effet est cumulatif : en une minute ou deux, l'adversaire change d'appui, son jeu de jambes se grippe et ses esquives deviennent prévisibles. Deux ou trois frappes propres suffisent souvent à forcer un changement de garde.
Une arme désormais incontournable
Popularisé au plus haut niveau, le calf kick figure aujourd'hui dans l'arsenal de la plupart des strikers d'élite. Sa contre-mesure existe, le « check » qui consiste à lever le tibia pour bloquer, mais elle reste difficile à exécuter sous pression. De quoi expliquer pourquoi ce coup discret est devenu un véritable game-changer.
Sources : The Sportster, MMA Guidr, Wikipedia – Peroneal strike