Nassourdine Imavov n'a jamais paru aussi proche d'un combat pour le titre. Le Français assure que l'UFC lui a promis la prochaine chance chez les poids moyens, face au champion Sean Strickland. Mais entre la parole d'un combattant et une annonce officielle de l'organisation, il y a un monde. Et ce monde est aujourd'hui encombré.
Un Français d'origine daghestanaise en embuscade
Né à Khassaviourt, au Daghestan, arrivé en France à l'âge de neuf ans et formé à Salon-de-Provence, Imavov porte les couleurs tricolores. Sur le plan sportif, son dossier est solide : une série de victoires de premier plan l'a hissé tout en haut de la catégorie des 84 kg. Il affirme que l'UFC lui a demandé de patienter, plutôt que d'accepter un combat immédiat, en échange de la garantie du prochain title shot, qu'il vise pour l'automne 2026.
Strickland champion, et deux rivaux à la porte
En face, le champion en titre est Sean Strickland, qui a repris la ceinture des poids moyens en mai en battant Khamzat Chimaev. Un éventuel Imavov contre Strickland aurait une saveur particulière : le Français s'était déjà incliné contre l'Américain en 2023 et rêve de revanche.
Sauf que la file d'attente est chargée. Chimaev réclame sa revanche immédiate. Et Dricus du Plessis, ancien champion, vient de dominer Kamaru Usman et demande lui aussi le prochain combat de championnat. Rien n'est donc gravé dans le marbre, malgré l'assurance affichée par le Français.
« Relax »
Après sa victoire, Du Plessis a chambré Imavov en s'étonnant qu'il « combatte encore », allusion à son inactivité. La réponse du Français sur X a tenu en un mot : « Relax ». Une manière de signifier qu'il ne se sent pas menacé dans son statut de prochain prétendant.
Le combat n'est pas réservé, la tête d'affiche pas fixée. Mais si l'UFC tient promesse, la France tiendrait un nouveau champion du monde. Reste à transformer la promesse en contrat.