Il aura fallu neuf mois à Bartosz Leśko pour corriger la copie. Samedi 18 juillet, à la Polsat Plus Arena de Gdynia, le Polonais a battu Rafał Haratyk par décision unanime et lui a repris la ceinture des poids mi-lourds du KSW, la plus grande organisation d'Europe continentale.
Une revanche gagnée dans les détails
Le premier duel, en octobre 2025 au KSW 111, s'était joué sur un fil, à l'avantage de Haratyk. Le second n'a pas été plus tranché, mais il a basculé de l'autre côté : deux juges ont rendu des cartes de 48-47, le troisième de 49-46, tous les trois en faveur du challenger.
Cinq rounds âpres, disputés, et une ceinture qui change d'épaules. Pour Haratyk s'achève un règne solide sur la division. Pour Leśko, c'est l'aboutissement d'une obsession de neuf mois.
Szpilka franchit un cap
En combat co-principal, Artur Szpilka a confirmé que sa reconversion n'était pas un coup de communication. L'ancien boxeur poids lourd, qui a croisé Deontay Wilder sur un ring, a battu le vétéran de l'UFC Augusto Sakai par décision unanime, avec des cartes de 29-28, 29-28 et 29-27, dans un combat marqué par des knockdowns des deux côtés.
Le détail vaut d'être relevé : sur ses six combats en MMA, c'est le premier qui atteint la limite du temps. Tous les autres s'étaient terminés avant, dans un sens comme dans l'autre. Szpilka apprend à durer, ce qui est souvent le dernier obstacle des boxeurs qui passent à la cage.
Autre résultat notable, la Brésilienne Rayla Nascimento a soumis la favorite locale Laura Grzyb par étranglement arrière au deuxième round.
Zerhouni forfait, quarante minutes avant le gala
Le rendez-vous français n'aura pas eu lieu. Le combat entre Laïd Zerhouni, quatrième au classement des poids moyens du KSW, et l'invaincu Bartosz Kurek, septième de la même division, a été annulé à la toute dernière minute, quelques dizaines de minutes seulement avant le début de la soirée.
En cause, des problèmes de santé du combattant français. Le directeur sportif du KSW, Wojsław Rysiewski, a expliqué que l'organisation avait tenté de sauver l'affiche, sans succès.
Partie remise pour le vétéran tricolore, qui devra patienter avant de se relancer dans une division dont il reste l'un des principaux animateurs.
Avec un nouveau champion chez les mi-lourds et un Szpilka de plus en plus crédible, le KSW aborde sa rentrée avec deux têtes d'affiche solides.
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